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CHRISTOPHE DE BUSILLET
Boxeur : le zèle de l'Ange
Le 24 février dernier, Christophe De Busillet a disputé son premier Championnat de France sur le ring de Marcel-Cerdan. Premier grand rendez-vous d'une seconde carrière.
Un peu d'histoire
C'est l'histoire d'un champion de savate qui décide un jour de se priver de ses pieds pour ne boxer qu'avec les poings. Né le 5 juillet 1975 en Gironde, à Sainte-Foix La Grande, d'un père vietnamien et d'une mère française, Christophe est arrivé allée Youri-Gagarine à Levallois à l'âge de huit ans, avec ses deux sœurs et ses trois frères.
Du karaté à la boxe
Peu après, son oncle l'initie au karaté dans sa salle parisienne, mais Christophe découvre la boxe française : " J'ai trouvé ça plus sympa, plus convivial ". C'est à Levallois, avec Pascal Mouvet, Pascal Ducros et le grand Patrick Augais, que Christophe donne ses premiers fouettés. Plutôt pas mal, puisqu'il devient Champion de France minimes.
Graine de champion
C'est à Clichy, principal club du département, qu'il va se faire le grand chelem en super plumes. D'abord Champion d'Europe juniors, puis double Champion de France élite, il remporte en 1998 le Championnat d'Europe, puis le Championnat du monde. " J'ai senti que j'avais fait le tour du cadran en boxe française et j'ai tenté autre chose. " Il pousse alors la porte de la salle de boxe de Delaune. " Il s'est inscrit à la section avec zéro combat, précise Gérald Truffier, son président, et il a gravi les échelons grâce à son travail. C'est un garçon équilibré, sérieux, qui va au bout des choses. "
Un boxeur complet
Avec José Ngufulu, son entraîneur, il change ses appuis, travaille les esquives, renforce le haut du corps. De la boxe française, il a gardé la vitesse de déplacement, le coup d'œil. Le cocktail donne un boxeur complet doté d'une bonne frappe. " En Française, j'étais facile, avoue Christophe ; en Anglaise, mes premiers combats furent confus, j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à m'adapter. C'était plus un problème de technique que d'intensité car, en BF, on se prépare comme des professionnels. "
Beau parcours
En quatre ans, Christophe a gravi les échelons en amateur (Champion d'Ile-de-France), puis en professionnel (seize victoires, trois défaites, un nul). Un chemin semé d'embûches (quatorze combats à l'extérieur) : " Je suis allé boxer face à des étrangers aux quatre coins de l'Europe, Espagne, Pologne, Allemagne, Angleterre… Contrairement à d'autres, je n'ai pas eu une carrière protégée. " Mais c'est pourtant à domicile, en avril 2001, que Christophe De Busillet subit son unique KO devant Fabrice Colombel en super-légers. Depuis, " Angel Face " (son nom de ring) est redescendu en légers, sa vraie catégorie. " Et puis, comme ça, rajoute-t-il en rigolant, je ne risque pas de boxer contre Souleymane Mbaye. On s'en met suffisamment à lasalle ! " Une salle d'entraînement qui a décidément sorti une belle génération de champions.
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